Jean Moulin
Collège
Marseille
 

Les 4e3 ont écrit des nouvelles fantastiques !

samedi 5 décembre 2015

Le Voeu

de Mohamed ABDOU

Chère nièce,

Je t’écris cette histoire pour te dire qu’avant de rentrer à la clinique, il m’est arrivé une chose terrible. J’ai eu un accident de voiture et cela a changé ma vie. Et je t’écris cette lettre car tu es la seule à qui je fais confiance, et je te demande de bien faire attention à cette lettre et de la lire de temps en temps.

Avant le 25 décembre 2000 , ma vie était normale. Tous les mercredis matin, j’allais acheter le pain. Je travaillais une fois par semaine. J’allais de temps en temps voir mes enfants dans le nord. J’habitais dans une petite rue à Marseille, j’avais une femme qui m’avait quitté parce que je ne voulais pas trouver un travail toute la semaine au lieu d’un jour. J’avais un frère qui avait une fille et cette fille c’est toi : tu es la seule nièce que j’ai.
Ma vie était bien pour moi, et pour mon entourage .
Le 25 décembre 2000, le jour de noël , j’étais descendu dehors pour faire un tour. Soudain je vis un homme qui me demanda si je voulais faire un vœu. Alors je fis mon vœu : c’était d’être riche. Mon vœu fut exaucé mais ensuite, à chaque fois que je passais devant un immeuble, il prenait feu. Je n’avais pas compris qui était cette personne qui avait exaucé mon vœu et je me disais que cela était étrange et bizarre.
Quelques jours plus tard un autre incendie se déclencha sur mon passage. Mais cette fois j’avais compris que tout cela était de ma faute. Alors je commençai à ressentir en moi de la peur, mon corps tremblait . Et je commençai à avoir froid . Je commençai à paniquer. Je sortis et je voulus tuer quelqu’un. Alors je rentrai chez moi. J’avais décidé de ne plus sortir.
Aprés cet incident je me suis dis qu’ il fallait trouver une solution. Je décidai d’aller voir cette personne et de lui demander d’annuler mon voeu mais il me dit que malheureusement, une fois un voeu exaucé, on ne pouvait plus l’annuler. Cette idée me rendit fou.
Alors je fus transporté dans la clinique des Lilas.

Aujourd’hui j’ai vieilli, je me sens mal à cause de mes péchés. En effet j’étais envahi par l’idée de la mort, j’avais des hallucinations. Je revois toutes les morts que j’ai causées.... Je sens que la fin est proche, c’est pour ça que je veux te dire adieu. Je t’aime.

Le Fantôme

d’Azzifar ABOUDOU

Le 17 juillet 2008
Chère Isabelle,

Je ne t’en veux pas pour m’avoir interné dans cet hôpital. A ta place, j’aurais fais la même chose. Je voudrais quand même t’écrire ma version des faits car je ne veux pas que tu croies que je suis fou. Maintenant je vais te raconter cette étrange histoire, en espérant que tu me croies.

Le 26 avril 2001, je déménageai dans un nouvel appartement à Paris. Cet appartement était très agréable et en plus, il était proche de mon travail. Comme tu le sais bien, mon métier de chercheur me plaisait beaucoup sans parler des heures sup’. Sinon ce qui était bien c’est que ton frère Paul travaillait avec moi, il est très sympathique et on s’entendait bien.
Le 1er mai 2001 j’avais inhalé des substances toxiques donc le docteur m’avait interdit de travailler pendant un certain temps à cause de ma subite fièvre. Le soir même, j’étais allongé sur mon lit, quand je vis une ombre qui semblait faire des allers-retours en traversant ma maison. Au début je crus que c’était une hallucination, donc je me rendormis. Le lendemain, j’appelai le médecin pour lui demander si les médicaments avaient des effets hallucinatoires. Il me répondit que non, alors je me dis que c’était mon imagination qui m’avait joué un tour.
Le soir du 2 mai, ce n’est plus une ombre que je vis, mais un homme vêtu de blanc qui faisait des allers-retours en traversant ma maison. Il était en train de flotter et une lumière bleue émanait de son corps. Je commençai a être effrayé. Je me dis que c’était certainement un rêve et j’essayai, malgré la peur, de me rendormir le plus vite possible.
Le lendemain matin, j’essayai d’ouvrir les yeux en espérant de tout mon cœur de n’être plus confronté à ce fantôme. J’ouvris les yeux, et c’est avec terreur que je vis cet abominable fantôme me fixer. Affolé, je me levai rapidement et j’allais m’enfermer dans la salle de bain. C’est là que j’entendis le fantôme essayer de forcer la porte. C’est avec la plus grande peur que j’attendis, espérant qu’il s’en irait. Dix minutes plus tard, le fantôme arrêta de forcer la porte, j’entendis la porte s’ouvrir, puis se refermer.
J’ouvris la porte de la salle de bain sur mes gardes et j’allai à grande vitesse à la cuisine pour me munir d’un couteau. Apparemment, le fantôme était sorti, mais était-ce bien un fantôme ? Si c’en était un, il aurait pu traverser la porte. Pourtant, je l’avais bien vu flotter devant mon lit. C’est pour cette raison que je pris un couteau, dans le but de détruire cet être qui me terrorisait. Et là, quelqu’un tapa à la porte. Je regardai par l’œil de bœuf et je vis cet abominable fantôme. Alors, sans réfléchir, j’ouvris la porte et plantai en plein cœur le fantôme.
Oui ! Je sentis le couteau entrer dans la chair ! Et à ce moment, je regardai ce spectre dans les yeux avec un air de victoire. Le fantôme me regarda, avant de s’esclaffer d’un rire qui semblait se moquer du malheur des autres. C’est là que tu étais venue, Isabelle, en poussant un cri d’effroi. Le fantôme avait disparu avant que tu ne viennes et c’est là que je vis ton frère Paul, écroulé au sol, la chair entamée au niveau du cœur... Le 12mai 2001, le juge ordonna de m’interner dans la clinique psychiatrique des Lilas.

Et maintenant, je suis à la clinique. Sept ans sont passés depuis ce tragique événement, mais je ne peux m’empêcher de m’en vouloir. Je pense que je vais encore rester à la clinique, attendant cet horrible fantôme pour l’ultime règlement de comptes.

Les Objets mystérieux

de Nouzoulati AHMED ABDOU

Ma petite Isabelle,

Je t’écris cette histoire pour te raconter ce qui m’est réellement arrivé. Je tiens à ce que ce soit toi qui la lise car c’est toi la seule qui s’est vraiment intéressée à ma pauvre vie. Alors lis-la. Voici mon histoire.

En ce temps- là, début mars 2001, j’habitais avec ta tante Marie dans ma petite banlieue parisienne. Nous étions comme d’habitude toujours ensemble sur nos deux fauteuils. Comme tu t’en doutes, nous étions heureux.

Tout commença le 15 mars, quand on m’avait pris au travail. Un samedi matin en allant ranger mes courses, j’eus un coup de vertige, je me dis que les sacs étaient trop lourds.
Au moment où je prenais mon café, je crus voir le sucre se casser tout seul. C’était impossible car j’avais fermé la porte à double tour et que j’étais seul. Je me levai pour aller regarder la porte oui ! Oui ! Je ne devenais pas fou, la porte était bien fermée.

Quelques jours après, le matin du 24 mars, en revenant du travail, j’eus comme l’impression de voir mon sac de travail bouger, je me frottai les yeux. En les ouvrant, je vis le sac se déplacer de plus en plus vite vers moi. Mon cœur se mit à battre la chamade, mes yeux s’écartèrent de plus en plus, mes pieds commencèrent à trembler. Je courus dans ma chambre, m’enfermai à clef toute une journée pour réfléchir à ce que j’allais faire.

Le lendemain je pris tous les objets de ma chambre pour les jeter à la poubelle. Mais à chaque fois que je jetai un objet, ma main se figea. Alors je décidai de les asphyxier en ouvrant le gaz mais comme j’avais le feu ouvert, la maison explosa.

La maison explosa très vite, j’eus à peine le temps de sortir. C’est alors que je me rappelai que ma femme était dedans. Je criai : « Ma femme !! Ma femme !! » Tous les passants s’arrêtèrent devant ma maison. Tout les gens disaient : « Il a brûlé sa maison » et de là j’atterris dans cette clinique.

Maintenant, tu connais toute mon histoire. Ma petite, j’espère que tu vas faire bon usage de ma lettre. Quant à moi je suis resté tellement longtemps dans cette clinique, que même si je sortais je ne pourrais pas recommencer ma vie. Je n’arrive plus à rien. Je sens que, de toute façon, je vais mourir. Alors je ne sais pas si on se reverra un jour donc n’oublie pas que tu resteras toujours ma petite nièce adorée.

La Mémoire de ma femme

de Zoulfati AHMED ABDOU

Isabelle, pour que tu comprennes mieux mes sentiments, je t’écris sur ce petit cahier, car tu es tout ce qui me reste. J’espère que tu comprendras mon histoire. Maintenant il ne te reste plus qu’à lire.

Il y a cinq ans, avant la mort de ta tante Janine, on vivait en Normandie dans un quartier appelé saint Marthe. Je travaillais comme concierge à l’école Jacques Prévert et ta tante était caissière. On gagnait bien notre vie. Jusqu’au premier janvier ma vie était très agréable. Ce matin-là Janine mourut dans un accident de voiture. A sa mort, je partis vivre à Paris. Deux mois s’écoulèrent avant que je ne la revoie.

Le premier mars, en revenant du travail, je m’arrêtai sur le chemin et là je la vis : elle venait vers moi ! C’était-elle ! Janine ! Je fermai les yeux et les ouvris : elle était encore là. Je les fermai de nouveau : cette fois, elle avait disparu. Je me dis que c’était la fatigue. Mais comme l’événement se répéta plusieurs fois je me demandai si les hallucinations pouvaient être si fréquentes. Puis par la suite, je finis par croire aux fantômes car elle était là, bien là, je ne rêvais pas.

Je m’en rendis compte le dix mars. Ce jour-là, elle me prit par la main et d’un seul coup mon coeur se mit à battre la chamade. Terrifié, je pouvais sentir sa main glacée serrer la mienne. Son visage blanc me souriait et sa longue robe blanche traînait par terre. J’étais plus mort que vif lorsqu’elle me poussa à travers un panneau. Pendant un instant je me demandai si je ne perdais pas la raison.

Quelques jours plus tard, afin d’oublier Janine, je décidai d’aller voir un psychologue. Après deux semaines passées avec lui, il me dit que je devais faire le deuil de Janine, que tout ça était dans ma tête. A ma cinquième visite chez le psy, il pensa que j’étais fou. Il me demanda si je prenais des médicaments pas conseillés. Je lui répondis que non mais je ne pense pas qu’il me crut.

Un soir Janine décida de m’accompagner chez le psy. Ce fut la pire soirée de toute ma vie car, arrivé chez le médecin, il commença par me demander comme toujours si Janine était là. D’une petite voix, je lui répondis : “Oui”. Le médecin appela alors la clinique des Lilas. Des médecins vinrent alors tout de suite me chercher. Depuis ce jour, je n’ai plus jamais revue Janine jusqu’à cet été 2008.

Il y a aujourd’hui sept ans que je suis ici mais je suis sûr que je n’ai pas perdu la raison. Toutes ces années passées ici m’ont beaucoup aidé mais pas dans le domaine que j’espérais, car jusqu’à aujourd’hui je suis sûr d’être sain d’esprit. Je ne sais pas si demain je serai de ce monde ou si je retrouverai Janine. Je voudrais que tu profites un maximum de ta vie car comme le dit le proverbe : “La vie est trop courte”. Je ne t’oublierai jamais, au revoir.

Jean-Louis Durant

L’Histoire de ma soeur

de Darcad AMIRALI

Ma chère nièce,

Comme c’est toi la seule qui m’a aidé, je te fais don de mon livre que je commence aujourd’hui le 15 juillet 2008. Ce livre te donnera la raison de l’affreuse bêtise que j’ai commise. Comme je ne veux pas faire naître le doute dans ta si jolie vie, voilà mon histoire.

Avant le 1er mai 2001, tout dans ma vie était simple. J’avais tout enfin presque tout, un métier qui rapportait assez d’argent, un appartement banal, mais que j’aimais bien. Mais malgré tout, il me manquait une femme. Une femme avec qui partager toute ma vie. Je faisais mes courses comme d’habitude sans me poser de question. Rien n’était dur sauf la solitude. La famille se moquait de moi, ton père et les autres.
Mais un jour, le 1er jour de mai, en faisant mes courses le soir, je vis une charmante femme qui cherchait le supermarché. Je lui indiquai la route mais elle ne me répondit pas. Alors je lui dis de venir avec moi car j’allais faire mes courses à Carrefour. La charmante femme ne me répondit encore pas. Soudain je ne la vis plus : elle avait disparut ! Je pensai que c’était juste une hallucination, que mes yeux me jouaient des tours.
Alors je rentrai chez moi car il se faisait un peu tard. Je ne pensais même plus à cette petite aventure. Mais j’avais oublié les courses que je devais faire. Je repartis. Soudain je revis l’endroit où la femme m’avait arrêté. C’était à côté d’ un cimetière. J’entrai dans le cimetière et je vis la même femme assise sur une tombe.
J’avais peur, je partis voir la police pour raconter cette étrange histoire. J’expliquai tout à la police, mais la police avait du mal à me croire. Un policier envoya des hommes pour résoudre mon problème. A l’arrivée au cimetière, la dame était encore là. Cette fois-ci j’avais moins peur car la police était avec moi. Mais,un policier me regarda avec un air suspect et me dit qu’il y avait personne. Alors là j’étais sous le choc et terrifié. Je me rendis compte que j’étais maudit.
La police pensa que j’étais fou et m’envoya chez moi. Moi je voulais résoudre ce mystère donc je repartis au cimetière le lendemain matin. La dame n’était plus là. Je ressentis comme un soulagement. Soudain, je vis la tombe où la dame était assise et je vis comme nom Sarah Durant. C’était ma soeur qui avait perdu la vie pendant mon enfance, je ne savais pas comment. Alors je décidai de découvrir sa mort et je creusai sa tombe et ouvris son cerceuil, mais le cerceuil était vide !
Soudain une vieille dame me vit creuser la tombe et appela la police. La police me prit et me posa plusieurs questions. Moi je répondais toujours par : "Je ne sais pas". Au bout d’un moment je m’évanouis. Le lendemain je me réveillai dans la clinique des Lilas. Je me rendis compte que j’étais fou. On m’avait envoyé à l’hôpital psychatrique ce 12 mai 2001et je ne devais jamais en sortir.
Je ne pouvais plus résister ,j’avais peur même en sécurité, je ne savais plus quoi faire. Donc, 7 ans plus tard le 19 septembre 2008 je commençai à rédiger ce livre qui t’expliquera ma court vie. Les médecins ne voulaient plus me faire sortir car ils avaient peur que je ne fasse une grosse bêtise.

Aujourd’hui le 21 septembre 2008, j’ai fini mon livre ! Voilà tu sais tout maintenant. Moi, je suis à bout ! Adieu !

L’Extraterrestre

de Hamza ARATA

Chère Isabelle,

Tu me manques beaucoup. Je t’écris cette histoire pour que tu saches que je ne suis pas fou.

Dans ma vie d’autrefois, tout allait bien. J’avais une femme, un enfant et une ferme ; la belle vie dans la campagne, jusqu’au jour du 1er janvier 2000... C’est ce jour que tout commença.

Une nuit, j’entendis des bruits bizarres dehors dans mon champ de maïs alors je me levai de mon lit pour aller voir ce qu’il y avait. C’est là que tout arriva. Je voyais une lumière blanche par la fenêtre. Je sortis voir dehors : c’était un extraterrestre alors je rentrai chez moi, je pris mon arme, je lui tirai dessus et je le touchai en plein coeur. Je m’approchai de lui pour voir qui était cette créature.

J’étais terrifié de voir cela alors j’allai voir la police. Je racontai tout aux policiers et ils ne me crurent pas et m’envoyèrent dans un hôpital psychiatrique. C’est comme cela que je me retrouvai dans la clinique des Lilas.

J’ai fini mon histoire maintenant. Je ne me sens pas très bien. J’ai des douleurs au coeur et je suis encore bouleversé par cette incroyable rencontre. Je suis impatient de te revoir mais j’ai peur de mourir avant nos retrouvailles.

L’Homme et le fantôme

d’Alek BENHALIMA

Quand tout allait bien, je vivais à Paris dans le 11e arrondissement. Je préparais mon café du matin avant d’aller prendre une douche. Je partais au travail : j’étais chef de chantier dans le 15e arrondissement. On travaillait sur une construction de bureau. Je n’étais ni trop riche ni trop pauvre ; j’étais un homme comme les autres.

C’était le mercredi 20 Septembre et il était 19 heures. C’était l’heure de rentrer chez moi après une bonne journée de travail. Sur le chemin du retour, je vis une personne qui criait à l’aide mais ce qui me tracassa le plus, c’était que personne ne l’entendait ou ne la voyait Mais d’un seul coup, je ne vis plus personne. C’était comme si cette personne n’avait jamais existé.

Le lendemain je vis la personne de la veille dans le journal télévisé. Et je vis que c’était une personne célèbre qui avait été assassinée il y avait deux semaines de cela. Et je pensai que j’avais vu cette personne et qu’elle demandait de l’aide.

Le 29 Septembre je revis la personne morte au même endroit et à la même heure. Et là je me dis dans ma tête que c’était étrange et à la fois bizarre de voir une personne morte dans la rue et je pensai que c’était un fantôme. J’éprouvai un sentiment d’horreur.

Soudain, je me réveillai et je fus soulagé. Je retournai pourtant à la même heure et au même endroit pour vérifier l’absence de mon fantôme. Je ne vis personne mais je vis très nettement une flaque de sang qui prouvait que le meurtre avait eu lieu à cet endroit. Je me sentis perdu et aujourd’hui encore je ne sais pas si le fantôme existe ou pas.

Un Destin tragique

de Lynda BENNAI

Le 8 juillet 2001
Chère Isabelle,

Je t’adresse cette lettre à toi car tu es la seule famille qui me reste. Je tiens à te l’adresser à toi car tu as toujours été ma confidente. Je t’écris pour te raconter les multiples événements qui me sont arrivés.

Quand tout allait bien, ma vie suivait la routine. J’avais ma femme Josette et mes deux enfants Joseph et Nicolas. J’avais un métier qui me plaisait car j’étais charpentier .Ma vie était normale.
Mais un jour ma vie bascula. C’était un matin, le 27 janvier 2001. Ma femme et mes enfants dormaient. Comme tous les jours, je devais me lever très tôt. Mais ce matin là n’était pas comme les autres. Quand j’entrai dans la salle de bain, j’eus l’impression d’entendre des voix. Je n’y pris point garde pensant que je n’étais pas assez réveillé, et qu’il fallait que je me débarbouille. Après cela je me sentis mieux et je continuai ma vie normalement.
Un mois plus tard, l’incident recommença : les voix étaient revenues. J’étais très angoissé, jour et nuit j’avais peur.
Mais le 27 Mars, quand l’incident recommença, je fus sûr qu’il y avait des voix qui me hantaient. J’étais terrorisé, je ne savais plus quoi faire. Quand je revins du travail, je racontai à ma femme ce qui m’arrivait. Elle ne voulait croire aucun mot de ce que je lui disais. Puis elle me laissa en disant que j’étais fou.
Avec beaucoup de remords, à cause de ce problème que j’avais, je décidai de partir de ma belle villa à Dijon, dans l’espoir de retrouver une vie normale. Je m’installai à Paris, dans un appartement. Ma femme n’avait pas voulu me suivre et avait obtenu la garde de Joseph et Nicolas, puis elle m’avait quitté. J’avais l’impression que toute ma vie s’écroulait.
Après mon départ de Dijon, j’avais tout perdu : ma femme, mes enfants, mon travail, et tous mes amis. A Paris j’avais mon cousin Victor ; j’allais souvent chez lui. Mais quand j’y repensais j’avais quand même bien fait de partir de Dijon car je n’entendais moins souvent ces voix, mais cela n’avait pas totalement disparu. Je ne me sentais toujours pas très bien. Alors je décidai d’être interné dans un hôpital psychiatrique, la clinique des Lilas.

Voilà mon histoire. Des années ont passé maintenant. Je me sens mieux depuis que je suis dans cet hôpital. Je suis très content car Joseph et Nicolas sont venus me rendre visite il y a deux jours. Maintenant je pense que ma vie est tracée et que, avec mon état de santé, je vais mourir.

La plus grosse peur de ma vie

de Jonathan HAMADA

Au nouvel an de 2005, je décidai de partir voir mes amis au Kosovo. Je mis deux jours en avion pour aller au Kosovo. Enfin je fus arrivé. Je décidai d’aller rendre visite à mon ami Bernard. Nous parlions pendant des heures. Puis un soir il me proposa de passer la nuit en boîte. Je lui répondis non. Je lui répondis que j’étais très occupé. En fait, à partir de minuit je fus transformé en fantôme jusqu’au lever de soleil. Je me sentis mal.
Un jour, un de mes amis m’annonça que ma tante était décédée puis il m’apprit l’heure de l’enterrement. L’enterrement aurait lieu à 23h30. Il me donna rendez-vous au cimetière. Je me rendis au cimetière. J’attendis longtemps son arrivée. Il arriva à 23h30 et me dit que c’était une blague. C’était pour passer la soirée ensemble. Dès qu’il m’annonça la nouvelle, j’eus très peur qu’il ne me découvre en fantôme.
Je regardai ma montre : il était 23h59. Je lui dis que je devais partir vite et que c’était très urgent, et là je vis une catastrophe : je le vis se transformer en fantôme. Toutes les tombes des morts s’ouvrirent et un drame se passa. Les morts se transformaient en morts vivants. Je voyais des créatures au visage brûlé. Je dis à Bernard de vite courir. J’eus une peur atroce. Nous courûmes le plus vite possible pour échapper aux créatures horribles.
A 00h01 tout redevint normal. Je pris la fuite. En rentrant chez moi je me fis la promesse de ne plus sortir le soir.

Le Fantôme de l’hôpital

de Nawel HAMRANI

Ma chère Isabelle,

Je t’écris cette histoire d’avant mon entrée dans un asile de fou parce que je t’aime bien et pour te garder pour amie pour toujours.

Quand tout allait bien, j’habitais à Paris. Ma famille, je ne la voyais pas souvent. Je travaillais sur un chantier. J’aimais faire du dessin. Je voulais voir ma famille car j’habitais trop loin de chez eux.
Mais ma vie fut bouleversée le 05 mai 2001. J’étais sur le chantier et un mur de brique tomba sur ma jambe. Mon patron appela l’hôpital. Le docteur me dit de me reposer et de ne pas trop bouger. Les jours passèrent et je commençai un peu à m’ennuyer. Tout d’un coup, je vis un fantôme. J’eus la chair de poule. Puis je me dis que c’était juste une petite farce. Mais le lendemain, je le revis. Et là je commençai vraiment à avoir peur. Dans hôpital c’était un enfer j’allais être fou, vraiment fou. Tout à coup je sortis de hôpital. J’allai chez moi. Je regardais la télévision et je m’endormais, le fantôme venait chez moi. J’avais peur, il parlait d’une voix bizarre.
Le matin, je pris ma voiture et le fantôme me suivit. Aprés je revins chez moi. Le voisin me dit qu’il y avait un fantôme chez moi. Je lui dis : “Je le sais parce qu’il habite dans la cave en bas. Fais très attention au fantôme, il fait trés peur et même il peut te manger tout cru.”
Je ne savais pas s’il allait manger tout cru mes voisins. S’il les mangeait, je serais seul. Et moi il ne va pas me manger parce qu’il ne veut pas de moi. Je lui ai dit : “Pourquoi tu ne veux pas me manger ?” Il m’a dit : “Je ne veux pas de toi.” C’est la fin de l’histoire.

L’Esprit

de Lydia HARDOUB

Ma chère nièce Isabelle,

Je t’écris car tu es une personne de confiance pour moi. C’est pour cela que je vais te raconter mon épouvantable histoire !

Avant que tout cela ne commence, je vivais seul dans un appartement à Paris, avec ma chienne Lola. Elle était belle et très gentille, je l’adorais. Tous les jours quand je rentrais du travail, j’allais me balader avec Lola. Chaque soir ; je lisais des romans ou je regardais la télé, jusque tard dans la soirée. Souvent le week-end je sortais avec mon ami Jean-Claude.
Mais le dimanche 28 mars 2001 au soir, je rentrai d’une soirée bien arrosée avec Jean-Claude. Je le déposai chez lui. Peu après avoir déposé Jean-Claude, j’entendis une voix provenant de je ne sais où, dire : « Si tu n’accélères pas je te tuerai ».Au début je crus que c’était mon imagination car se soir là j’avais beaucoup bu.
Mais tout à coup, comme si j’étais possédé, mon pied appuya tout seul sur la pédale d’accélération sans que je puisse l’enlever. Je rentrai chez moi tout bouleversé.
Une semaine plus tard, j’étais chez moi en train de faire la cuisine, quand soudain, je ré entendis la voix me dire : « Tue ta chienne sinon c’est toi qui mourras ». Alors je pris mon couteau de cuisine. Sur le coup, je ne compris pas ce que je faisais et j’égorgeai Lola. Mais je compris ensuite que j’étais manipulé. Alors je pleurai de douleur pour Lola que j’aimais tant.
Une heure après la voix me dit : « Jette toi par la fenêtre » et là je répondis : « NON ! ».Car cette fois-ci j’étais bien conscient. Mais d’un autre côté, j’étais terrifié à l’idée d’entendre une nouvelle fois cette voix épouvantable. Ce soir-là, après mon refus, elle me laissa tranquille.
Le lendemain, je me dis que je devais piéger cette voix qui m’affolait tant. Alors je me bouchai les oreilles pour savoir si cette voix était en moi ou pas. Mais tout à coup j’entendis plein de voix d’un coup en moi. Je me dis que j’étais fou. Alors je sortis de chez moi en hurlant « J’entends des voix ! J’entends des voix !! »
Malheureusement, à ce moment là, ma voisine rentrait chez elle et me vit courir en hurlant. Alors elle appela l’hôpital psychiatrique. A l’hôpital, les médecins me posèrent des questions dans une chambre. Ils estimèrent que j’étais fou est décidèrent de m’interner.

Maintenant, je me sens fatigué. Je suis triste d’avoir vécu mes derniers jours dans cette chambre. Lola me manque énormément et je pense souvent à elle. Je sais que j’irai bientôt la rejoindre.
J’espère que tu prendras soin de mon histoire. Ne le dis à personne.

Le Fou

de Mokhtar HOCINE

Ma chère nièce Isabelle,

Je veux que ce livre soit à toi avec l’histoire que j’ai écrite dedans. J’écris cette histoire pour raconter ce qui m’est arrivé avant que je ne rentre à l’asile.

A l’époque du 5 mai 2000 tout allait bien. Je dormais bien, j’étais en très bonne santé, je sortais avec des amis, je gagnais bien mon argent. De plus, il y avait les vacances. Bref tout allait bien.
Un dimanche matin, le 13 mai 2000, je m’étais réveillé tôt. Je me lavai et m’habillai. J’allumai la télé et préparai mon petit déjeuner. J’avais envie d’aller aux toilettes. J’entendis un bruit. Cela ressemblait à un bébé qui pleurait. Donc je descendis en courant dans la cuisine. Il n’y avait rien. C’était probablement mon imagination ! J’allai me laver les mains et dans le miroir je vis le visage d’une femme qui faisait très peur. Je m’évanouis. Une fois revenu à moi, je me levai du sol et dans le miroir je vis un message écrit en rouge. Je ne le lus même pas. Je courus dehors et je fis un tour pour me calmer. Quand je fus rentré chez moi, tout allait bien. Peut-être un coup de fatigue, me dis-je et j’allai me coucher.
Pendant plusieurs mois, ces événements se produisirent de nouveau.
Le 20 septembre 2000, j’étais terrifié à cause de ces apparitions horribles. Alors je décidai de m’en aller pour quelques semaines pour me changer les idées.
Le 11 septembre 2001, je rentrai chez moi et j’entendis un bruit. Je décidai de ne pas aller voir. Mais le bruit persista et je décidai d’aller voir. Le bruit était dans ma chambre. Je rentrai. Il y avait deux petit garçons qui sautaient sur mon lit. J’étais terrifié, angoissé, j’étais sur le point d’avoir une crise cardiaque.
Le soir même j’étais dans mon lit et je réfléchissais à un moyen de ne plus voir ces esprits maudits qui me hantaient. J’avais besoin d’aide mais personne ne m’aurait cru alors je décidai d’installer des caméras.
Le 16 octobre 2000, je pris les cassettes et allai les montrer aux policiers. Les policiers ne virent pas la même chose que moi et ne me crurent pas. Mais là, derrière le policier, il y avait la dame que j’avais vue dans le miroir et qui faisait très peur, alors je pris le pistolet du policier et tirai sur la femme. Malheureusement, cette femme disparut et le policier qui avait cru que je voulais le tuer me mit en garde à vue.
Le lendemain un homme vint me chercher pour m’emmener à l’asile. A l’asile tout était normal j’étais tranquille comme avant. Tout alla bien. Le 20 novembre 2007, j’étais dans mon lit, j’allais m’endormir mais un bruit me réveilla et là je vis plein de fantômes qui criaient. Je ne pouvais plus parler et ils disparurent tous. Je pris la décision de me suicider mais je n’en n’avais pas la force.

Aujourd’hui, le 21 septembre 2008 j’ai mal au cœur, je suis très fatigué et j’ai des envies de vomir. J’entends des voix dans ma tête. Je termine mon histoire avant de m’endormir à jamais car ça y est, je sens que je vais mourir. Je n’en peux plus de vivre j’écris ces dernières lignes pour toi Isabelle avant de mettre fin à ma vie.

Des Apparitions mystérieuses

d’Aylin KARADENIZ

Le 12 Juillet 2008
Chère Isabelle,

Je souhaite que tu puisses lire ce petit carnet. J’ai décidé de t’écrire cette histoire car je ne sais pas la raison pour laquelle je suis ici. Rien ne s’est passé comme tu le crois, ainsi que tu le comprendras lorsque tu liras ce carnet...

Durant l’été 2000, j’allais très bien : j’étais marié avec une femme qui s’appelait,comme tu le sais, Agathe Délia, ta tante, et que j’avais rencontrée dans ma jeunesse. J’avais eu quatre enfants, tes cousins : deux filles et deux garçons. Malheureusement, à la fin du mois de juillet je perdis Agathe. Elle mourut d’un arrêt cardiaque. Des semaines passèrent avant que je ne commence à reprendre goût à la vie.
Je travaillais dans une entreprise fortement connue à cette époque. J’étais le chef de cette entreprise. Tous les dimanches, je partais me promener aux alentours de mon entreprise car je l’adorais mais c’était plutôt pour m’assurer que tout allait bien. J’avais l’habitude de lire un livre quand j’étais fatigué et d’admirer les écoliers car la fenêtre de ma chambre donnait sur une école primaire.
Ma vie était normale jusqu’au jour, le 2 septembre 2000, où je me levai brusquement à la sonnerie de la rentrée des classes. J’adorais observer les élèves qui arrivaient en retard en cours. C’est à ce moment-là, que j’aperçus Agathe, vêtue de blanc. Je me dis que j’étais le jouet d’une hallucination ou bien que je faisais une erreur de ressemblance. Cependant, je tombai dans mon lit de peur. Alors, afin de me calmer, je pris mon petit déjeuner et je bus un verre de thé pour revenir à moi. Je laissais passer.
Mais le lendemain cela se reproduisit : je revis ma femme encore habillée en blanc. Je commençais vraiment à me poser des questions mais je me dis cette fois aussi que c’était encore une hallucination...
Mais deux jours après, cette action se produisit une troisième fois. Je vis une nouvelle fois Agathe. Bien que la deuxième fois j’étais inquiet, cette fois-ci je fus paniqué et terrorisé. Je m’étais posé la question : « Est-ce que je vais bien ? »
Pour ne pas que cela se reproduise encore une fois, je décidai de m’enfermer chez moi jusqu’au dimanche suivant où j’irais faire une promenade aux alentours de mon entreprise. Mais avant ce jour, je la revis à l’entrée de mon appartement. Elle me tendit le bras. Pris de panique, je claquai la porte derrière de moi. Je pris directement un rendez-vous chez un psychiatre.
Bien que je n’avais pas vraiment envie d’y aller je me présentai au rendez-vous. Mais le psychiatre me transféra dans un hôpital. Je pensai que je n’étais pas bien mais pas au point d’être fou. Pour moi, être interné était la fin du monde.
Malheureusement le 12 Mai, je fus interné à la clinique psychiatrique des Lilas.

Depuis cette aventure étrange, je ne sais plus quoi penser. J’espère que tu pourras lire ce petit livret. Mon futur est déjà joué : je vais mourir vu l’état de ma maladie. Tout ce que je t’ai raconté est la vérité de ce qu’il s’est passé.

Je te souhaite une heureuse vie.

Jean-Paul et ses mystères

de Sofia MAHAMOUDOU

Chère nièce,

Je t’écris cette lettre pour te dire que tu mérites entièrement ma bénédiction et pour te demander de veiller sur ma femme et mes enfants.

Autrefois j’étais marié et j’avais deux filles. La grande était âgée de dix-sept ans et la dernière de huit ans. On était une famille comme les autres. Je travaillais dans la sécurité et après mon travail, j’allais au bar avec mes collègues. Ensuite je rentrais chez moi où ma petite femme m’attendait pour manger et le samedi on allait ensemble faire les courses.
Puis tout bascula le 1er mai 2001. Ce jour-là je crus que ma vie allait se terminer. Je vis le monde tout en vert. Je crus avoir changé de dimension mais non !!! J’allai dans ma salle de bain pour me rincer le visage : je vis qu’elle était verte. Ma femme et mes filles aussi, elles ressemblaient à des aliens. Elles étaient très moches. Je crus que c’était vrai, mais ouf ! en fait j’avais mis mes lentilles de couleur. C’était pour cela que je voyais le monde vert. Je fus rassuré. Mais quelques heures plus tard, je sortis pour me changer les idées et d’un coup je vis un homme très étrange qui ne me lâchait pas du regard. J’allai le voir pour lui demander pourquoi il me regardait ainsi mais, au moment où je m’approchai je ne le vis plus. Alors je décidai d’abandonner. C’était peut-être une hallucination mais le soir je n’arrêtai pas de me demander qui était exactement ce type. Mais le lendemain je le vis chez moi : je demandai à ma femme qui était ce monsieur. Ma femme dit qu’il n’y avait personne, et ma femme vit que j’étais complètement malade alors elle appela des psychologues. Ensuite, ils m’emmenèrent à l’hôpital psychiatrique.

Voilà exactement mon histoire. J’ai vécu la plus mystérieuse histoire, je me sens malheureux d’être enfermé dans cet hôpital psychiatrique. Je voulais tout te dire dans ce texte avant que ma vie ne soit terminée.

Le Fantôme du vendredi

de Bouchra MOHAMED

Ma nièce Isabelle,

Je t’écris cette lettre pour te dire pourquoi j’écris ce texte ,et pourquoi je l’écris à toi. Dans mon texte j’explique pourquoi j’ai été envoyé dans un hôpital psychiatrique. Voilà mon histoire.

Avant le 25 décembre je vivais bien avec ma femme Adeline. On habitait dans un HLM près de Lyon Pardieu. Je travaillais comme électricien et ma femme restait à la maison pour faire le ménage ou faire à manger. Tous les samedis je jouais au football avec mes amis.
Le 25 Décembre, une bizarrerie m’arriva . Je sortais du travail pour rentrer chez moi. En chemin, je sentis une présence très bizarre et j’eus une impression soudaine qu’une personne me touchait la main. Comme j’étais fatigué je me dis que c’était la cause de cette hallucination. Mais les vendredis qui suivirent, j’eus la même impression qu’une personne me tenait la main.
Le Vendredi 22 Janvier je décidai d’agir. Je pris avec moi une lampe torche et du scotch pour me scotcher les mains afin que le fantôme ne me touche pas les mains ,car je pensais que c’étaient mes mains qui l’attiraient. Et puis je partis à la recherche du fantôme du vendredi (c’est comme ça que je l’avais surnommé). D’un coup, je sentis le fantôme me prendre par les cheveux et me tirer vers lui. Puis il s’acharna sur moi. Je criai de toutes mes forces mais les gens me prirent pour un fou furieux.
Et c’est comme cela que je suis arrivé dans un hôpital psychiatrique.

Le 21 SEPTEMBRE 2008 .
Depuis que je suis dans cet hôpital, je pense que cela ne m’a rien apporté de spécial. J’ai toujours le pressentiment d’être suivi par un fantôme. Je crois que ma vie va bientôt prendre fin.

Adieu.

Amandine le dragon

de Gabriel ORY

Salut ma nièce adorée !

Je vais t’expliquer pourquoi je suis allé à l’asile. Et maintenant je vais te raconter mon histoire.

Avant, quand tout allait bien, j’étais vendeur de cigarettes dans un tabac du boulevard Oddo à Marseille. J’étais obsédé par le loto, j’avais perdu des centaines d’euros à cause de cela. Je vivais avec mon chien et mes deux enfants, Robert et Bertrand. Robert, 13 ans, allait à l’école, et Bertrand, 4 ans allait chez sa nounou.
Tout alla bien jusqu’au 21 décembre 2000. Je m’étais marié avec une jolie femme, Amandine. Ce jour-là j’allais travailler au tabac comme d’habitude. Le soir, en revenant de mon travail, je rentrai et je remarquai beaucoup de fumée dans la cuisine. J’allai voir Amandine pour l’embrasser sur la bouche, et je sentis de la fumée et je fus étonné car Amandine ne fumait pas habituellement. J’allais dormir.
Quand je me réveillai, Amandine était en train de vomir du feu dans les toilettes ! J’avais l’impression de rêver. Puis je regardai Amandine éternuer du feu. Là, je fus véritablement sûr qu’il se passait quelque chose d’anormal.
Un soir, j’étais en train de regarder la télévision, quand tout à coup je tournai la tête. Je vis Amandine sur le balcon en train de se moucher, mais tout d’un coup le mouchoir s’enflamma. J’eus la chair de poule.
Je décidai d’aller voir la police. Mais sur la route, j’entendis des voix bizarres : "Si tu racontes ce que tu as vu, je te brûle !" Mon coeur se mit à battre la chamade. En courant, je retournai chez moi. Mon ventre était noué.
Je rentrai chez moi et, de peur, je pleurai. J’allai dans mon placard ensuite je pris un pistolet et je tuai Amandine. Ensuite, je m’évanouis.
Quand je me réveillai, j’étais à l’asile.

Après toutes ces années dans la clinique des Lilas, ma situation continue à se dégrader. Je suis de plus en plus fou, je ressens de plus en plus de haine et de peur. Je pense que dans les jours qui suivent je vais mourir.

La Boîte maléfique

de Sabrine OUANADA

Chère Isabelle, ma nièce préférée,

J’espère en quelques lignes t’expliquer ce qui m’est arrivé au cours de ces années effroyables que j’ai traversées. Je t’offre ce carnet car tu es la seule personne qui ait cru en moi. Tu m’as soutenu dans mes épreuves tristes, tu es la seule personne qui savait que je n’étais pas fou à lier. Je te remercie de m’avoir soutenu encore une fois et te prie de lire ma véritable histoire.

Avant le premier 01er mai 2001 je vivais dans une petite maison vers la corniche avec mon épouse, mon chien et mes deux chatons. Je vivais parfaitement bien, mon amoureuse Maeva était heureuse avec moi et moi aussi. Les gens qui nous entouraient trouvaient notre vie harmonieuse . Je dois dire que mon amour pour Maeva était très fort. Le dimanche matin, nous allions courir sur les collines, avec Maeva et Hugo mon chien. C’était un chien formidable, je dois dire qu’il me manque à présent ; d’ailleurs tout le monde me manque tellement. Dans les arbres que je croisais, j’écrivais M+C (Maeva + Cyril). Cela me plaisait beaucoup.
Je vécus heureux jusqu’au 01er mai 2001.

Ce jour-là tout bascula. Maeva voulait qu’on aille au Musée préhistorique. A 11h30, nous sortîmes de la maison pour nous diriger vers la voiture. Tout à coup j’eus l’impression que quelqu’un m’appelait. Je me retournai mais il n’y avait personne, juste un oiseau qui chantait. Étrange ! Donc nous continuâmes notre route. A 12h10, nous arrivâmes enfin au Musée. Nous garâmes la voiture. Sur un tableau sur le côté du Musée, il y avait marqué qu’une boîte noire était exposée à l’intérieur. Je pris Maeva par la main et courus pour voir l’objet. Autour de cette boîte, il n’y avait personne d’autre que nous. Maeva me lâcha la main pour aller voir des os de dinosaure qui dataient de plus d’un million d’années. Bref, j’étais seul avec cette boîte, quand soudain une voix qui sortait de la boîte m’appela. Je m’approchai de la jolie chose tout doucement. Je l’ouvris et je vis un manuscrit disant : « Aies du bonheur avec ton épouse en échange d’une simple signature. » Je pris un stylo, j’hésitai un petit peu mais je signai. Soudain je sentis un trou en moi ; ma tête tournait plus vite que la lune et je m’évanouis. Puis une dame vit que mon état n’était pas clair et me tapota le visage. Je vis arriver Maeva qui pleurait d’inquiétude. On rentra à la maison et dans mon cerveau tout était flou. Je sortis prendre l’air : j’entendis cette voix qui revenait. Elle disait :« Le bonheur pour lequel tu as signé est chez toi et nulle part ailleurs. Quand tu sortiras de chez toi, le malheur du monde retombera sur toi. » et la voix partit en ricanant. J’eus soudain une petite frayeur.

Le 03 mai 2001, je marchais dans la rue quand soudain j’entendis crier une vieille dame : « Au voleur, au voleur, il a piqué mon sac. » Tout d’un coup, un sac rouge surgit de nulle part dans l’angle du trottoir. Je le ramassai et la vieille dame accompagnée du chef policier vint vers moi en disant que c’était moi qui le lui avait volé. Le policier ne cherchant aucune explication m’embarqua devant tout le monde au commissariat. Je lui dis que ce n’était qu’un malentendu mais il ne voulut pas m’écouter. Et ces incidents se reproduisirent jusqu’au 07 mai 2001.

Je pleurais dans mon coin en espérant que que ma vie d’avant revienne. Je cherchais une solution, soudain je trouvai une idée : retrouver la boîte et déchirer le pacte. Je pris la voiture pour retourner au Musée préhistorique. J’arrivai en espérant que le Musée soit encore ouvert. Par chance il l’était. Je courus vers la pièce rouge mais plus rien, plus de boîte. Elle avait été vendue. Le malheur retombait vraiment sur moi comme une pierre contre le sol. Je retournai à l’accueil pour essayer d’avoir des informations sur l’individu qui l’avait achetée mais aucun signe : il l’avait achetée anonymement.

Je criai en regardant le ciel : "Que faire pour que vous me laissiez tranquille ? Je veux retrouver ma vie d’avant". Les gens pensaient peut-être que j’étais fou mais je m’en moquais, je voulais juste redevenir comme avant tout simplement .
Soudain un vieil homme plutôt vers la quarantaine s’approcha de moi tout doucement comme s’il me connaissait et me dit que c’était lui qui avait acheté la boîte. Je me sentis soudain soulagé comme si une partie de moi s’était vidée. Je lui demandai s’il y avait un vieux papier jaunâtre.dans la boîte. Il se mit à rigoler et me dit : "Ah ! Ce vieux torchon ? Je l’ai jeté ! Pourquoi, il était important pour vous ?" Je lui dis : "OOOOOHH non ne me dites pas cela ; je vais être maudit jusqu’à ma mort. J’espérais que si je retrouvais le pacte, je le déchirererais et le pacte se briserait mais hélas le papier n’est plus là."

Les coups, les plaintes s’enchaînèrent contre moi et Maeva me quitta. Ce fut comme cela et le 12 mai 2001 je fut interné.

Aujourd’hui nous sommes le 21 septembre 2008. J’écris à présent ce que je pense. Je ne me sens pas trés bien, on dirait que la mort m’attend. J’ai le pressentiment que cette semaine je ne vais pas tarder à m’éteindre comme une bougie qui se consume. Dans ma tête, tout se chamboule à présent. Je repense à ce qui s’est passé, à toutes les aventures que j’ai vécues. C’était impossible et effrayant mais je n’ai pas réussi à vaincre cette voix qui me hante jour et nuit. Cela me rongera tout au long de ma vie.

La Poupée de cire

de Nasser TOUROUNE

A Paris, 21 juin 2008
Ma chère nièce,

J’espère que tu vas bien et que tu passes un bon été. J’avais envie de t’écrire ce journal pour que tu saches tout ce qu’il y a dans ma tête et tout ce qui s’est passé dans ma vie avant l’asile.

Le premier janvier 2001, nous avions fêté le jour de l’an avec Justine et des amis. Nous avions dansé jusqu’au lever du soleil. J’étais vraiment mal parce que le lendemain je tournais un film. Peut être que je ne te l’ai jamais dit mais autrefois j’étais acteur de films romantiques. Ta mère venait souvent me voir. Dans ma vie tout allait bien. J’avais trouvé un appartement à Paris.
Mais le 7 janvier 2001 ma vie bascula. Nous allions presque finir le tournage de mon dernier film qui s’appelle L’île de l’amour. J’étais dans ma loge en train de me maquiller quand j’aperçus une poupée de cire dans un coin de la pièce. Son sourire mystérieux me fit froid dans le dos. Je tournai la tête et j’entendis un ricanement bizarre. Je n’y pris pas garde. J’avais entendu ce bruit surement à cause du trac. Puis j’entendis encore une fois ce ricanement, je sortis de ma loge en courant et terrifié.
A la fin du film, je retournai dans ma loge. Cette poupée me laissait toujours de mauvais souvenirs. Je commençai à me changer tout en restant méfiant envers cette poupée, quand soudain un ricanement retentit. J’étais plus que terrifié, je me cachai dans l’armoire mais les rires ne cessèrent pas.
Alors je décidai d’agir. Je sortis de ma cachette et allumai les cheveux de la poupée. Je me mis à regarder la poupée brûler, je fus très soulagé. Enfin ! Les rires avaient cessé. Je sortis de ma loge serein et tout content, mais ma loge brûlait aussi. Les personnes me regardèrent bizarrement comme si j’étais un fou furieux.
Par la suite le réalisateur appela la police et informa les policiers du problème. La police m’interrogea et je leur expliquai la situation. Alors les policiers décidèrent de m’interner dans la clinique des Lilas.

Aujourd’hui, le 21 septembre 2008, ma chère nièce je décide d’arrêter de t’écrire parce que je pense m’être remis de ces misérables aventures. Mais j’ai toujours le pressentiment que cette poupée me suit. Le soir je n’arrête pas de faire des cauchemars. Je suis terrorisé. Je ne pense pas te revoir un jour, alors je te fais mes adieux.

Ma mystérieuse Femme

d’Anaïs VINCIGUERRA

Ma chère Isabelle,

Tu es la personne en qui j’ai le plus confiance. Ce cahier sera ton héritage. Je t’écris car je veux que tu connaisses mon histoire avant mon internement dans cet asile de fous.

Quand tout allait bien, comme tous les matins, je me promenais sur le Vieux Port pour acheter du poisson. Ensuite, je rentrais chez moi. Je passais devant la photo de ma femme. Elle était morte depuis 3 ans. Je n’ai jamais eu d’enfants car elle n’en voulait pas et moi non plus. Puis j’allais me préparer pour aller au travail. J’étais le directeur d’un théâtre. Mon théâtre était situé à côté d’une cathédrale qui était derrière la mairie.
Mais tout bascula le vendredi 20 octobre 2000. J’étais dans mon bureau, quand j’entendis une voix, la voix de ma femme : cela me choqua. Mais peut-être qu’une femme criait dans la rue et que la voix de cette femme ressemblait à celle de la mienne. Je fus perturbé mais cela me sortit de la tête. Le soir même, je l’entendis à nouveau. Et là je commençai vraiment à me poser des questions.
Le lendemain, tout allait bien, rien d’étrange ne se passa. Puis les mois passèrent. J’eus le temps de voyager et de voir ma famille et mes amis dans mon pays natal, l’Italie. Le 1er mars 2001, je rentrai et tout à coup cela recommença. Dans la nuit, un bruit me réveilla, je me levai et je vis un fantôme, le fantôme de ma femme. J’eus la chair de poule et puis un sentiment de peur se développa.
Alors j’eus l’idée de prendre la photo de ma femme et de la brûler. Le lendemain matin, je partis sur le haut de la colline qui était à coté de chez moi et je la brûlai. Quand je rentrai chez moi, je vis la photographie à sa place sur le meuble qui était en face de la porte. Je devenais fou ! Mon cœur se mit à battre la chamade.
J’appelai la police et elle vint. Le policier me posa des questions et bien sûr je répondis. Mais le policier ne me crut pas une seule seconde. Alors il appela cet asile de malheur où je suis encore aujourd’hui.

Voici mon histoire. Maintenant, j’ai la sensation que ma femme va revenir me hanter. Pendant toutes ces années, je me suis senti mal à l’aise. Surtout quand une infirmière vient me donner mes médicaments. Je sens que la fin approche.
Adieu ma nièce adorée. Je t’aime fort.

Stop !!!

de Thierry VINCIGUERRA

23 juin 2008
Isabelle,

Je t’adresse ce livre car cela va certainement t’arriver. Je suis sûr de ne pas être fou. Il m’est arrivé des choses extraordinaires. J’étais le seul à détenir ce ’’pouvoir’’. Je ne sais pas comment te le dire autrement que par ces lignes. Crois-moi, je t’en supplie.

Le 30 août 2000, l’entreprise dans laquelle je travaillais fit faillite. Par la suite, je me trouvai au chômage mais je compensais par des livraisons de journaux. Je pariais beaucoup sur les courses hippiques. Bien sûr je ne gagnais que rarement. Mes enfants étaient partis de la maison et avaient fondé leur propre famille.
Puis le 23 septembre, j’allai à l’hippodrome. A onze heures précises, je pariais sur Béa de Savoie, belle jument élevée en Haute Savoie dans le plus prestigieux haras des Alpes. Le départ fut donné cinq minutes après que j’avais parié. Dans le dernier virage j’aperçus Havane, un nouveau cheval, en tête avec plusieurs longueurs d’avance quand j’eus l’impression que le temps s’arrêtait. Je fus surpris mais le temps reprit. Dix secondes plus tard cela se répéta mais dura plus longtemps comme si quelqu’un s’amusait à arrêter un film en train d’être diffusé. Je me frottai les yeux en me disant que c’était mon imagination mais je me sentis anormalement heureux mais cela ne changea pas l’ordre d’arrivée : Havane finit premier et Béa de Savoie bonne dernière.
Quand la course finit, je sortis de l’hippodrome. Je traversais la rue adjacente à mon immeuble lorsqu’une voiture klaxonna mais ne me rentra pas dedans : le temps s’était encore arrêté. Quelques semaines passèrent et je maîtrisai ce ’’pouvoir’’ Je m’en servis pour le mal : dévaliser des banques ou des personnes très riches mais cela me rendait malheureux.
Le 5 mai j’essayai d’arrêter le battement de mon cœur au lieu du temps. Au bout de quatre jours j’avais réussi pendant cinq secondes. Pour y arriver, il fallait être dans une sorte de transe pendant un moment de bonheur. Le 12 mai vers neuf heures je réessayai mais cela ne provoqua pas la réaction attendue.
Je devenais fou ! Je décidai de me faire interner à la Clinique psychiatrique des Lilas. Je me rendis là-bas et l’infirmière de l’accueil m’écouta et exécuta mes volontés. Je ne voulais plus y croire.

Aujourd’hui cela fait presque sept ans que je suis interné, j’ai eu le temps de préparer mon texte. Je te dédie ce livre, en espérant que tu en fasses bon usage, car je ne veux pas que tu croies les conclusions erronées des médecins. Je suis navré de te le dire par ces lignes mais j’ai prévu de me tuer le 23 septembre à onze heures cinq précises.

B. Durand

L’Assassin inconnu

d’Alexandra VINCON

Le 17 mai 2008
Chère Isabelle,

Je souhaite que ce journal te revienne car j’aimerais te prouver que je ne suis pas fou. Après que tu as lu ce journal, il faudra que tu ailles exactement aux endroits où je suis passé. Maintenant voici mon histoire.

Avant le 1 janvier 2001, tout allait bien dans ma vie. Avant d’aller au travail, je donnais à manger à mon chat, Tibert, puis je descendais les cinq étages de mon bâtiment en banlieue parisienne. Je passais toujours par le parc car le chemin était plus court et que c’était vraiment plus joli que la rue. Quand j’arrivais à mon entreprise, je disais à tous le monde : « Bonjour ».
Mais le 1 janvier 2001, je lus dans le journal qu’un homme s’était fait étrangler dans son appartement. Pourtant, il n’y avait aucune trace de lutte alors je crus que ce n’était qu’un règlement de compte (ce qui arrive souvent dans ce quartier).
Plus tard dans la journée, je me promenais dans la rue, quand je vis un homme qui marchait aussi. Je n’y pris point garde.
Mais d’un coup, il attrapa son cou comme si quelqu’un l’étranglait. Sauf qu’il n’y avait personne autour de lui. Alors je me souvins de l’homme qui s’était fait étrangler dans son appartement. Cela me parut être une étrange coïncidence mais je me sentis néanmoins inquiet.
Quelques jours plus tard, un autre cas se présenta. Cela se passa à mon travail. Je parlais à une de mes coéquipières, et elle se mit à faire une drôle de tête. Elle devint toute blanche et commença à m’attraper puis à attraper son cou, comme l’homme dans la rue. Alors mon inquiétude se transforma en une peur atroce.
Après cet horrible incident, je décidai de partir en voyage pour me changer les idées. Arrivé à ma destination (on aurait dit que le phénomène me poursuivait) une personne se fit étrangler comme les deux autres, et les meurtres continuèrent.
Alors, je retournai à Paris pour me faire interner car je pensais que j’étais fou. Et je me doutais qu’un jour ce serait mon tour. J’espérais être en sécurité à la clinique.

Cela fait maintenant sept ans, que je me trouve dans cette clinique. Je me sens mieux mais je pense que cet être invisible rôde toujours. Je le sens, il arrive et je finirai comme les autres, mort, étranglé par cette chose.

 
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Dernière mise à jour : vendredi 17 juillet 2020 – Tous droits réservés © 2008-2020, Académie d'Aix-Marseille